Comment réussir une lettre de motivation ?

Pour écrire une bonne lettre de motivation, il est conseillé d’aller droit au but. En effet, les recruteurs reçoivent souvent des dizaines (voire des centaines) de lettres de motivation, aussi se contentent-ils bien souvent de survoler le texte plutôt que de le lire à proprement parler. C’est pourquoi il est primordial de condenser les informations pertinentes pour le recruteur plutôt que de réciter la totalité de son parcours, au risque d’offrir un texte long qui perdra vite l’intérêt du lecteur.

Sélectionner les informations adéquates

Une lettre de motivation ne se résume pas à une énumération des expériences professionnelles et universitaires. Ce rôle est rempli par le CV. L’exercice de la lettre de motivation consistera à faire le tri entre toutes les expériences vécues et les compétences acquises, en vue de valoriser celles les plus susceptibles de capter l’intérêt du recruteur.
Lors de la rédaction, il est essentiel de ne pas « s’éparpiller » dans tous les sens. Dans le cas d’un poste d’accueil, par exemple, il est inutile de mentionner une expérience professionnelle dans l’agriculture. D’une part, cette information figure déjà sur le CV. D’autre part, elle n’est pas pertinente aux yeux de l’employeur et rallonge inutilement la lettre de motivation. C’est ainsi que certains recruteurs éliminent d’emblée des postulants parfaitement aptes au poste, faute d’avoir poursuivi leur lecture au-delà des informations sans intérêt pour eux.
Pour choisir les informations les plus pertinentes, il faut se poser une question essentielle : que recherche l’employeur ? Le plus souvent, la réponse se trouve dans l’offre d’emploi elle-même. Les missions y sont détaillées, ainsi que le profil de candidat recherché. Aux postulants d’estimer si l’offre correspond à leur propre parcours professionnel et s’ils sont aptes à apporter une réelle contribution à l’entreprise.
De manière générale, il est recommandé d’effectuer des recherches sur l’entreprise pour bien cerner son secteur d’activité et ses missions. Les sites Internet et les réseaux sociaux détiennent généralement tous les renseignements nécessaires pour connaître une société qui recrute.

Soigner l’orthographe et la mise en page

Il va sans dire que les règles de grammaire et d’orthographe doivent être scrupuleusement respectées. La lettre de motivation reflète le professionnalisme et le sérieux de son auteur.
Bien sûr, personne ne demande aux candidats de manier la plume comme un romancier. Néanmoins, en portant attention à certains détails stylistiques et typographiques, un postulant peut réussir à se distinguer du lot :

  • faire des phrases courtes (15 mots maximum) ;
  • limiter l’utilisation des virgules (une seule virgule par phrase maximum) ;
  • Diviser le texte en plusieurs paragraphes (au moins 3) pour le rendre agréable à la lecture ;
  • Bannir les formules creuses, c’est-à-dire qui n’apportent aucune information concrète ;
  • Repérer les répétitions et les remplacer par des synonymes ou des expressions équivalentes afin de fluidifier la lecture.

La relecture est une étape indispensable. Elle permet de repérer les fautes, d’éliminer les coquilles, et de corriger les lourdeurs et les maladresses stylistiques. Les relectures à haute voix ou par une tierce personne aident à remarquer les erreurs plus facilement.
Ces détails peuvent paraître anodins. Pourtant, ils contribuent à rendre une lettre de motivation soignée et qualitative, et donc attrayante pour l’employeur.

Favoriser les expériences professionnelles

Si le parcours académique des candidats est généralement pris en compte lors de l’embauche, les recruteurs sont beaucoup plus intéressés par leur expérience professionnelle. Ce critère leur permet de juger du temps de formation nécessaire au futur employé pour devenir opérationnel.
Dans cette optique, le cursus universitaire n’a pas sa place dans la lettre de motivation. Il est bien sûr indispensable de mentionner l’obtention des diplômes relatifs à l’offre d’emploi concernée, mais il est inutile de rentrer dans les détails.
Á l’inverse, les expériences professionnelles donnent l’occasion de parler des compétences mentionnées dans le CV. Elles font office de « preuve » aux yeux de l’employeur, qui pourra ainsi les associer à un exemple concret. Ne pas hésiter, quand cela est possible, d’étayer les exemples de données chiffrées.
Les candidats sans expérience professionnelle (étudiants, 1er emploi…) ne sont pas pour autant désavantagés par rapport aux postulants plus expérimentés. Leurs expériences personnelles (bénévolat, stage, appartenance à un club…) serviront à valoriser leurs compétences et leur sens des responsabilités.
Là encore, la brièveté reste la clé. Il vaut mieux se limiter à trois exemples différents au maximum. L’ensemble du parcours professionnel du candidat sera, de toute manière, abordé lors de l’entretien d’embauche.

Être soi-même

La lettre de motivation constitue le premier contact concret entre le postulant et le recruteur. Au contraire du CV, qui présente « froidement » le parcours du candidat, la lettre permet de véhiculer une image plus humaine de son auteur. Les recruteurs s’en servent d’ailleurs pour se faire une idée de la personnalité des candidats.
C’est pourquoi il vaut mieux être naturel. Trop de personnes font l’erreur de miser sur un ton très formel, en croyant renvoyer une image professionnelle. Mais pour le recruteur, ce genre de texte froid et impersonnel se révèle au final très peu avenant et n’apporte pas plus d’informations que le CV. Au contraire, une lettre personnalisée attire l’attention et suscite la curiosité.
Chaque candidat est unique. Ses qualités, ses principes et ses expériences lui sont propres. Ses projets professionnels et sa vision du métier recherché intéresseront forcément l’entreprise. Il faut savoir que la plupart des recruteurs cherchent avant tout une personne motivée.
Aussi, il ne faut pas hésiter à partager ses ambitions et sa passion du métier. L’employeur pourra ainsi se faire une idée plus concrète des traits de caractère du postulant (débrouillard, consciencieux, audacieux…). De même, certaines expériences personnelles peuvent trouver leur place au sein de l’argumentaire professionnel. Par exemple, dans le cas d’une embauche dans le tourisme, il est tout à fait pertinent de faire part de sa passion pour les cultures étrangères ou de ses voyages dans différents pays.

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